30/03/2006

Ah que la fête était jolie...

Vers 14 heures le 28 mars, M. Thibault avait bien dit sur BFM qu'ils seraient 3 millions dans les rues, et donc, trois millions ils ont été. On connaît le respect de la vérité qui a toujours animé le mouvement communiste.
Cela dit, ils étaient nombreux, très nombreux. Avec tout de même un léger sentiment de malaise, on voyait les indéboulonnables des services publics - ceux-là même qui se sont étranglés de rage quand on a voulu leur retirer du salaire les jours de grève - accompagner les petits jeunots qui ne connaissaient pas bien leurs textes pour la plupart, mais qui, et je les comprends ! ne désirent pas se faire exploiter.Car tout le monde sait que les patrons sont des exploiteurs.Et que leur plus grand plaisir, c'est de licencier un travailleur ; ah, comme ça les fait jouir !

Vous n'imaginez pas, si vous n'avez jamais été un exploiteur, vous n'imaginez pas le plaisir que ça fait de flanquer un C4 (oui, je suis de Belgique) à un de vos employés. D'ailleurs, c'est bien simple, on ne les engage que pour les virer, tiens donc ! Comme me disait ma fille, en "stage" à Paris et très remontée contre le CPE, "comment peux-tu te faire l'avocat de la précarité ?". Parce que, évidemment, le chômage, ce n'est pas la précarité. Elle avait raison. En fait, il faudrait, c'est évident, un CDI pour chacun, et pas de période d'essai, bien sûr et interdiction absolue de licencier sauf en cas de décès de l'employé, ça va de soi. On aurait au début un peu de peine à convaincre les employeurs, mais qu'à cela ne tienne, il suffirait d'agrandir la fonction publique : tous fonctionnaires ! Et le privé, vert de jalousie à la vue de la splendide réussite sociale et économique que ne manquerait pas de provoquer cette réforme hardie, suivrait bientôt, la queue entre les jambes...

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