05/05/2006

Le bagne au travail

"Malgré les différences de professions et de statuts, une souffrance commune se fait jour. Elle se traduit par des arrêts maladie répétés, dus à des pathologies physiques (douleur au dos) mais surtout psychiques (dépression). Tous sont atteints psychologiquement, tous sont blessés et humiliés. Ce sont les victimes d'une guerre dévastatrice qui ne dit pas son nom, celle du néolibéralisme. Guerre économique fondée sur un nouveau productivisme sauvage qui modifie en profondeur une organisation du travail de plus en plus désordonnée."
Voilà - certains auront reconnu le ton typiquement Catho-de-gauche de Télérama - un phrase tirée de la critique du film "Ils n'en mouraient pas tous".
Je n'ai pas vu ce film ; en son temps, j'avais vu "le cauchemar de Darwin", autre dénonciation de l'ultralibéralisme selon Télérama, et je n'avais absolument pas aimé ce film dont il était absolument évident qu'il était bidonné (oui, me disaient certains amis, mais il le faut pour mieux faire passer ses idées. Moi, personnellement, j'ai un nom pour ce genre de passe-passe).
Je ne fais pas de critiques de films (hélas ! c'était ma vocation !), je parlerai donc de l'augmentation effroyable de la morbidité au travail, à laquelle m'a fait penser un article récent de "La Commission en direct", dans lequel on citait une étude réalisée sur 10.000 fonctionnaires. 48% d'entre eux se plaignaient d'un niveau élevé ou très élevé de stress au travail.Non, je ne vais pas faire du tir aux fonctionnaires européens ; c'est un sport national en Belgique, mais c'est un peu facile. C'est vrai que j'en suis un depuis pas mal de temps ; je me souviens encore des temps héroïques où on "arrêtait les pendules", le Conseil se terminait éventuellement vers 3 heures du matin et le Directeur général - généreux - disait à ses p'tits gars : "demain, vous pouvez arriver plus tard, hein, à 9 heures..."On n'imagine plus ça, évidemment, mais tout de même, quand je regarde autour de moi, je ne vois pas 48% de collègues si stressés que ça.
Bof, après tout, on a bien fait de carboniser le CPE ; envoyer ces petits jeunes au boulot, càd au casse-pipe, c'était trop cruel.

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Commentaires

Bonne fin de semaine!

Écrit par : Bruno | 05/05/2006

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