17/08/2006

Sans papier, sans espoir

Chez nous comme chez nos voisins, la question des sans-papiers tourne au cauchemar.En France, Sarkozy et Klarsfeld viennent de déclencher un tollé chez les "assos" (dieu que je hais cette abréviation) pour avoir dénoncé le caractère "démagogique" de leurs interventions. Et en cela, ils se trompent : les associations ne sont absolument pas démagogiques ; simplement, elles mentent, et ce pour la raison toute simple qu'elles sont militantes, et qu'un militant n'a que faire de la "vérité" (comme il la mettra toujours lui-même entre guillemets avec un air condescendant). Le militant a un but à atteindre - voilà l'essentiel, le reste n'est que broutilles, et (presque) tous les moyens sont bons. Ceux d'entre nous qui ont connu les vieux stalinos des années 30 ou les inclassables sanglants des années 70-80 savent bien que pour eux, la notion même de vérité est du pur byzantinisme.
Et ce ne doit pas être facile à faire passer, le message que tout sans-papier a droit ipso facto à la régularisation et que tout demandeur d'asile doit l'obtenir. Pas démagogique pour un sou ! On trouve d'ailleurs beaucoup de cathos de gauche dans ces associations, avec aussi quelques frénétiques et un certain nombre de pêcheurs en eau trouble.Between a rock and a hard place... Leur point de vue est certes très minoritaire, mais j'ai tendance à le partager - libéralisme oblige - tout en sachant qu'il est pratiquement intenable. Et lorsque je fais part de mes inclinations à certains de mes amis de la gauche modérée, je me fais ramasser : "Tu veux faire pression sur les salaires ?"...

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